Les familles recomposées

marchaldesalm, lundi 19 juin 2006 - 18:00:00

Les familles recomposées.



Rien de nouveau, car nos ancêtres restaient rarement veufs et se remariaient,

donnant naissance à des familles aux ramifications complexes.


La grand-mère paternelle de MOLIERE, Agnès MAZUEL, ou MAZUET d'après sa signature, maîtresse lingère est née à Paris en 1573, elle y est décède en 1644.

Son père, Guillaume MAZUEL, maître joueur d'instruments avait épousé en premières noces vers 1566 Claude MERIN, dont il eut trois fils, Thomas, Jean et François.

Guillaume MAZUEL épousa en secondes noces en 1570 la fille d'un maître passementier-tissutier, Marie DENYSART, dont il eut deux filles, Marguerite et Agnès précitée. Marie DENYSART était veuve en premières noces d'Hector CRESPY, dont elle avait eu quatre enfants, Daniel, Guillaume, Marie et Claude.

Guillaume MAZUEL épousa en troisièmes noces après 1574 Perrette MESUREUR dont il n'eut pas d'enfants, mais qui était veuve en premières noces de Guillaume LEGRAND, maître fripier, dont elle avait eu deux enfants, Pierre et Marie.

Le grand-père paternel de MOLIERE, Jean POQUELIN, maître tapissier courtepointier, porteur de grains était veuf en premières noces de Simone TOURNEMINE, dont il eut deux filles, Jacqueline et Marie, mortes en bas âge. De son second mariage avec Agnès MAZUEL naquirent neuf enfants . Jean, l'aîné, père de MOLIERE, se maria deux fois et eut neuf enfants. Pierre, Guillaume et Adrienne moururent sans alliance.

Jeanne mourut sans postérité malgré deux mariages, le premier avec un veuf avec enfants. Nicolas épousa une veuve qui avait un enfant et en eut un enfant décèdé en bas âge. Agnès eut quatre enfants de son mariage. Martin épousa une soeur de la deuxième femme de son frère Jean, en eut un enfant décèder en bas âge et mourut après un an de mariage, sa veuve se remaria et eut neuf enfants de ce deuxième lit.

Enfin, Marie, qui était le quatrième enfant du ménage POQUELIN-MAZUEL eut trois enfants de son mariage, mais un seul laissa une descendance. Elle mourut à l'âge de vingt-huit ans, laissant son mari veuf pour la deuxième fois. Il avait en effet épousé une veuve en premières noces et se remaria en troisièmes noces et eut de ce dernier mariage deux autres enfants. Un petit-fils de Marie POQUELIN épousa sa demi-cousine germaine, fille d'une fille du troisième mariage de son mari.

Voici un exemple des imbrications matrimoniales d'autrefois qui n'a rien d'exceptionnel. On retrouve les mêmes situations dans toutes les couches de la société. Mais l'arbre généalogique ne devient intéressant qu'en raison des ramures d'autres familles qui y sont enchevêtrées. C'est là l'intérêt d'étudier une famille dans sa forme plurielle et non pas seulement un enfant, un père, une mère et quatre grands-parents.


Eric Marchal de Salm



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