Peut-on entreprendre des recherches généalogiques sans se rendre dans les dépôts d'archives ?
marchaldesalm, samedi 15 juillet 2006 - 18:00:00
Depuis la fin des années 1970 les moyens mis à la disposition des chercheurs les ont incités à ne plus chercher. Ce qui va évidemment à l'encontre d'une étude généalogique sérieuse.
Des cercles locaux, des associations, des particuliers se sont mis à recopier, retranscrire, reproduire les renseignements figurant dans les registres paroissiaux. Le but recherché était de donner des pistes, procurer des aides, "remettre sur les rails", aider à retrouver les pistes de branches perdues.
Malheureusement, un nombre important d'utilisateurs de ces travaux se contente de ces relevés et en oublie de recourir aux recherches de base. En effectuant des vérifications, on peut se rendre compte qu'en moyenne il existe un taux d'erreurs de 5 %, ce qui est peu au regard de la quantité d'actes concernés mais considérable quant aux filiations ou aux dates qui s'en trouvent faussées.
On peut classer les travaux ainsi réalisés en plusieurs catégories, certains étant de pauvres facture, d'autres au contraire étant d'exactes reproductions des originaux. Entre ces deux extrêmes, se trouve la gamme étendue des bonnes intentions, mais avec des résultats approximatifs. Les capacités et les connaissances de l'histoire locale manquent trop souvent à ceux qui présentent le résultat de leur travail et à l'évidence certains n'ont aucune habitude de la lecture des textes anciens, qu'il s'agisse des lettres ou des chiffres. J'ai pu constater qu'un défunt présenté comme âgé de vingt-six ans en avait, d'après l'acte, en réalité quatre-vingt-seize.
Les difficultés particulières à la Lorraine, et plus encore à l'Alsace en raison de la rédaction des actes en latin ou en allemand, les transformations des patronymes, les homonymies fréquentes sont autant de sources d'erreurs.
La bonne utilisation des relevés disponibles doit être suivie d'une recherche dans les registres. Une telle recherche ne doit pas se limiter à consulter les actes concernant nos ancêtres, mais encore à reconstituer leurs familles. C'est ainsi qu'on pourra relever des erreurs et les corriger.
Eric Marchal de Salm
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