Trop, c’est trop …
marchaldesalm, vendredi 28 mars 2008 - 18:40:00
Trop, c’est trop …
Le dimanche 17 novembre 1782 dans un petit village des Vosges, à l’issue de la messe dominicale on célébra les fiançailles de Jean DIEUDONNÉ et de Catherine DUVOID. Mais on chercherait vainement dans le registre la liste des témoins et les signatures, car après le nom du premier témoin, il est écrit "les parties s’étant retraitées pendant qu’on écrivait sur leur demande l’acte de leurs fiançailles, il est demeuré et demeure nul". Un contrat avait pourtant été conclu le mardi 5 novembre précédent. Cette annulation in extremis de fiançailles alors que l’acte était rédigé empêcha l’union de deux êtres qu’il y aurait lieu de décrire comme des récidivistes du mariage.
Catherine DUVOID, née vers 1730 s’était mariée en premières noces le mardi 10 novembre 1750 avec Joseph MASSON qui, lui avait épousé en premières noces avant 1745 Marie BARLIER. Catherine DUVOID avait épousé en deuxièmes noces le mardi 28 août 1764 Florent VILLAUMÉ qui, lui avait épousé en premières noces le lundi 17 février 1744 Marie ETIENNE.
Après la rupture de ses fiançailles en 1782, Catherine DUVOID ne semble pas s’être remariée.
L’autre partie, Jean DIEUDONNÉ, né en 1734, avait épousé en premières noces le mardi 13 septembre 1757 Barbe DÉTÉ et en deuxièmes noces le mardi 4 février 1766 Odile VINCENT, qui elle avait épousé en premières noces avant 1750 Sébastien CLAUDEL. Jean DIEUDONNÉ, remis de ses fiançailles manquées épousa en troisièmes noces le jeudi 6 janvier 1785 Marguerite URBAIN. Cette dernière avait épousé en premières noces le mardi 28 janvier 1744 Christophe DÉTÉ et en deuxièmes noces le mardi 6 novembre 1753 Jean BALLAND. Jean DIEUDONNÉ épousa en quatrièmes noces le 27 juillet 1803 Anne SIBON qui était veuve en premières noces de Laurent DEMANGE.
Comme on l’aura constaté, il reste plusieurs actes de mariages à retrouver, qui viendront peut-être enrichir d’autres maillons cette famille recomposée.
Des enfants sont nés de plus de la moitié de ces douze unions.
Ces familles sont celles de laboureurs ni riches ni pauvres, mais honnêtement pourvus.
Il existe des situations similaires dans d’autres milieux sociaux et dans d’autres régions.
Il est fréquent de retrouver comme oncle ou beau-frère d’un ancêtre un parent dans une autre branche et les nœuds familiaux se forment.
Eric Marchal de Salm
Cet article est de Lorraine 3 Frontières L3FR
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