Quelques métiers exercés par nos ancêtres
marchaldesalm, samedi 18 mai 2013 - 10:02:00
Quelques métiers exercés par nos ancêtres
_______________________________
Voyager autrefois était plus courant qu'on ne le pense. Nos aïeux se rendaient aux foires du Nord pour y acheter diverses étoffes. Ces événements étaient l'équivalent de ce que pouvaient être les braderies il y a quarante ou cinquante ans. On y trouvait tout, à tous les prix et de toutes qualités. Les déplacements se faisaient à cheval et à pied mais surtout par eau, on évitait ainsi les attaques des maraudeurs et les guet-apens.
Une profession liée aux voies navigables était celle des voileurs. Leur art consistait à faire flotter les billots de bois depuis les montagnes vosgiennes en suivant les cours d'eau, de plus en plus importants, d'abord rivières, puis fleuves pour les conduire à travers le Nord de l' Allemagne et les Pays-Bas actuels jusqu'à l'embouchure du Rhin. Ils voyageaient debout sur leur bois, en attachant ensemble plusieurs troncs d'arbre en guise de radeau et avec de longues perches ils contrôlaient leur convoi.
Un métier essentiel aux communautés villageoises était celui de meunier. Pour marquer l'estime qu'on lui portait on le qualifiait de "maître" au même titre que le notaire ou l'avocat. Les moulins appartenaient au seigneur qui les donnait à ferme, c'est-à-dire en location. Tout ce qui était donné à ferme, le commerce du sel par exemple, était loué d'une façon un peu particulière. Le seigneur estimait le profit sur une année et taxait le fermier de cette somme, le fermier gardait la différence qui était son bénéfice. Mais si le rapport était déficitaire, le fermier, non seulement ne gagnait rien, mais encore devait payer la différence.
D'où les procès incessants entre les meuniers et les habitants des villages qui allaient porter leur grain à moudre dans un autre lieu. Car chaque chef de famille portait ses sacs de son, blé, avoine au moulin et le meunier lui rendait ce qu'il avait moulu. On murmurait bien que certains meuniers ne rendaient pas l'intégralité de la farine et s'enrichissaient au détriment de leurs clients, mais on avait besoin de pain et on gardait le silence. Les meuniers se déplaçaient beaucoup au gré des contrats d'engagement qu'ils passaient et il n'est pas toujours aisé de reconstituer leur parcours.
Eric Marchal de Salm
Cet article est de Lorraine 3 Frontières L3FR
( https://l3fr.org/l3fr/e107_plugins/content/content.php?content.97 )